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Diagnostic numérique d'une PME : qu'obtient-on concrètement à la fin ?
Le mot « audit » est utilisé pour tout et n'importe quoi — de l'inspection gratuite qui précède la vente au rapport de trente pages qu'on ne relit jamais. Voici ce que devrait contenir un vrai diagnostic indépendant, et à quoi le reconnaître.
Diagnostic, audit, « état des lieux gratuit » : trois exercices différents
Un audit technique vérifie un périmètre précis contre un référentiel : sauvegardes, sécurité, conformité. Utile, borné, il répond à « est-ce conforme ? ». Un audit commercial — souvent offert par un fournisseur — produit le même genre de rapport, mais dont la conclusion a été écrite avant le début : l'écart constaté, c'est l'absence de sa solution. Un diagnostic, lui, répond à une question différente : « étant donné votre entreprise, vos moyens et vos objectifs, où en est réellement votre informatique, et que faire ensuite ? » Sa conclusion ne préjuge pas de celui qui la mettra en œuvre — c'est toute la différence.
Les six zones qu'un diagnostic couvre (au moins)
- Les outils. Ce qui est réellement déployé, utilisé, contourné ou doublonné — la carte vivante, pas la liste d'achats.
- Les processus. Là où l'information se perd : ressaisies, allers-retours par e-mail, tableurs parallèles qui tiennent l'entreprise par la grâce du bricolage.
- Les données. Où elles vivent, qui y a accès, comment elles sont sauvegardées — et testées. Trop d'entreprises découvrent le jour J que la dernière sauvegarde vérifiable date de dix-huit mois.
- Les prestataires. Qui fait quoi, à quelles conditions, avec quels contrats et quelle réversibilité. Le cloud, le réseau, le parc, la messagerie : chaque ligne a un propriétaire — encore faut-il qu'il soit écrit.
- La sécurité et la continuité. Non pas « tout durcir », mais comprendre ce qui doit survivre, à quoi, et avec quel délai de rétablissement acceptable.
- L'organisation. Qui décide, qui arbitre, qui alerte. C'est la zone qu'un diagnostic technique ne regarde jamais — et souvent la plus payante à éclaircir.
Le livrable : trois choses, pas trente pages
À la fin d'une mission de diagnostic, vous devez tenir dans un classeur raisonnable :
- Une carte. Chaque outil, flux, contrat et accès, avec son statut : sain, fragile, critique — et le point de contact métier concerné.
- Des points d'attention hiérarchisés. Classés par importance, urgence, faisabilité et impact attendu — chaque point relié à une conséquence concrète pour votre activité, jamais à un idéal technique abstrait.
- Des scénarios d'avenir. Le minimum à sécuriser court terme, les chantiers à préparer moyen terme, ce qui peut objectivement attendre — avec les ordres de grandeur budgétaires qui permettent d'arbitrer.
Un bon diagnostic se termine par une réunion où vous partez avec une conviction simple : la prochaine chose à faire, et pourquoi celle-là. S'il vous laisse avec plus d'options qu'avant, il a mal fait son travail.
Quand ça vaut le coup — et quand ça n'en vaut pas le coup
Le diagnostic est rentable quand les décisions s'empilent sans vision d'ensemble : rachats d'outils qui s'ignorent, incidents qui reviennent, un prestataire qui « gère tout » sans que personne ne sache précisément quoi, ou une page de transition qui approche — croissance, rachat, départ d'un collaborateur-clé. À l'inverse, si un point précis et borné vous interroge (vos sauvegardes, votre contrat de support), un audit ciblé sera plus rapide et moins cher. Un diagnostic ne se justifie pas par la taille de l'entreprise mais par la densité des zones d'ombre décisionnelles.
Combien ça coûte : le chiffre que presque personne ne publie
La plupart des cabinets ne montrent jamais leurs tarifs — c'est pratique pour ne pas avoir à les défendre. Donc, une phrase : Solutec facture au jour, actuellement 625 € HT par jour. Pas de marge sur une licence, pas de matériel, pas d'heures de support surprises — le nombre de jours se convient avant le premier coup de fil, et vous restez libre de faire exécuter la suite avec qui vous voulez.
Un exemple pour situer l'échelle : l'une de nos missions récentes, un accompagnement à temps plein pendant un mois dans une entreprise industrielle, s'est chiffrée 22 jours facturés, 13 750 € HT. Un diagnostic ciblé sur un périmètre plus resserré coûte évidemment moins ; une grosse migration coûte cet ordre de grandeur. Ce que vous êtes en droit d'exiger de n'importe quel conseil, ici ou ailleurs, tient dans une question : « combien de jours, et pourquoi ? »
Vu par Solutec
Ma règle d'indépendance tient en une phrase : je ne vends ni licence, ni matériel, ni heure de support. Quand un diagnostic recommande une action, la seule question que vous devez pouvoir me retourner est « pourquoi ? » — jamais « pour qui ? ». C'est aussi pour cela que le livrable reste chez vous, documenté, réutilisable : un diagnostic qui n'a de valeur qu'avec son auteur est un début d'inféodation.
Comment obtenir ce livrable sans se tromper
Avant de commander, exigez trois choses par écrit : la liste des zones couvertes, le format du rendu (carte + priorités + scénarios), et la confirmation que vous êtes libre de faire exécuter les recommandations par qui vous voulez. Un prestataire à l'aise avec ces trois clauses est, en pratique, déjà un gage d'indépendance.
Vos zones d'ombre méritent une carte
Décrivez votre situation : on évalue ensemble si un diagnostic est le bon premier pas — ou s'il y a plus simple.
Parler de votre situation